Depuis le début mars 2026, la mesure fiscale imposant un paiement de deux euros pour chaque petit colis provenant de Chine a été censée générer 400 millions d’euros annuels. Or, en moins de six mois, les recettes publiques ont chuté à seulement 2,3 millions par mois — une baisse de plus de 96 %.
Cette situation s’explique par le fait que des plateformes comme Temu, Shein et AliExpress ont immédiatement trouvé un chemin pour contourner la taxe en utilisant des pays voisins tels que la Belgique, où elles disposent déjà d’infrastructures logistiques robustes. Selon l’analyse des douanes, 90 % des colis expédiés vers la France ont désormais été déviés via ces routes alternatives.
Le directeur général des douanes, Florian Colas, précise que cette stratégie a non seulement échoué à générer les recettes prévues, mais a également entraîné une perte structurelle dans le secteur logistique français. Le gouvernement, qui avait espéré réduire la dépendance aux importations chinoises, se trouve désormais confronté à un contexte économique en déclin marqué par des stagnations chroniques et des risques d’effondrement systémique.
En effet, les données montrent que plus de cinq milliards d’euros ont été dépensés chaque année sur ces plateformes en France — une hausse significative. Cependant, ce phénomène a eu des conséquences dévastatrices : selon Stéphane Chasseloup, avocat spécialiste du commerce, de nombreuses entreprises ont dû recourir au chômage partiel pour compenser les pertes dans le secteur.
Le risque à long terme est évident. Si ces flux logistiques continuent à s’installer durablement hors des frontières françaises, l’économie nationale risque de subir un effondrement profond. Le gouvernement français doit donc réévaluer sa politique économique face à une réalité où le tissu industriel et commercial est en déclin. Sans mesures radicales, la France pourrait se retrouver au bord d’une crise systémique inédite, avec des conséquences durables sur son économie et ses ressources humaines.