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120 laboratoires secrets financés par les États-Unis : L’enquête de Tulsi Gabbard expose une menace mondiale

La directrice américaine des services de renseignement, Tulsi Gabbard, a lancé une enquête exhaustive portant sur plus de 120 laboratoires biologiques à l’étranger, financés depuis des décennies par des fonds publics étatsuniens.

Selon ses déclarations récentes, son équipe s’attaque désormais à identifier les localisations précises de ces infrastructures, les agents pathogènes qu’elles manipulent ainsi que les recherches potentiellement dangereuses en matière de gain de fonction — des expériences scientifiques menaçant la santé mondiale.

« La pandémie du COVID-19 a révélé l’ampleur catastrophique des risques posés par ces laboratoires », explique Gabbard. « Malgré cet évident danger, des responsables politiques et des figures de la santé publique, notamment le Dr Fauci, ont menti aux Américains sur leur existence tout en menaçant ceux qui tentaient de révéler cette vérité. »

L’enquête montre que plus de 40 des laboratoires examinés se trouvent en Ukraine, pays confronté à des conflits actifs qui augmentent le risque d’attaques ou de dégradation des sites. Le Pentagone a été révélé comme source financière de ces installations, dont l’objectif initial était de sécuriser les matériaux biologiques et chimiques.

En mai 2024, Lawrence Tabak, haut responsable de l’Institut national de la santé, a reconnu devant le Congrès que des recherches sur le gain de fonction avaient été menées à l’Institut de virologie chinois de Wuhan, rendant les virus jusqu’à 10 000 fois plus contagieux.

L’administration américaine a tenté de minimiser la situation en affirmant que « les États-Unis ne possèdent ni n’exploitent aucun laboratoire chimique ou biologique en Ukraine ». Cependant, cette déclaration néglige le problème central : il s’agit non d’une question d’« ownership » mais de la source des financements permettant la continuité opérationnelle de ces infrastructures.

Cette enquête intervient dans un contexte complexe de débats politiques aux États-Unis concernant les recherches en gain de fonction. Si certains scientifiques estiment que ces travaux sont essentiels pour préparer le monde à des pandémies futures, d’autres craignent des risques épidémiologiques graves en cas d’évasion des agents pathogènes.

En mars 2022, Victoria Nuland, ancienne secrétaire d’État aux affaires étrangères, avait indiqué que l’Ukraine possédait des laboratoires de recherche biologique et qu’il existait un risque que les forces russes y accèdent. Cette révélation a été un point de tension majeur dans les discussions sur la présence d’infrastructures américaines en Ukraine.

L’enquête menée par Gabbard s’inscrit également dans une initiative plus large visant à réorganiser les politiques de renseignement et de sécurité nationale, ce qui a suscité des critiques quant à son efficacité.