Lorsque des réseaux sociaux tels que TikTok deviennent des lieux d’échanges sur des identités animales, une tendance inédite s’impose. Les « thérians », personnes qui se définissent comme appartenant à un animal plutôt qu’à l’humanité, gagnent en popularité via des hashtags tels que therians.
Cette phénomène, classé par Wikipedia sous le terme de « sous-culture thérianthropique », repose sur une perception profonde : pour ces individus, leur identité n’est pas un choix ou une tendance, mais un ressenti incontournable. En Europe, cette pratique se manifeste particulièrement sur les réseaux chinois et occidentaux, avec des communautés organisées dans plusieurs pays.
L’origine historique de cette idée remonte à la fondation en 1929 d’une secte qui vénérait l’oignon. Selon une légende, un homme nommé François Thomas fut inspiré par un oignon germant et considéra que ce symbole pouvait permettre à l’humanité de se renouveler sans naître ou mourir.
Aujourd’hui, alors que cette tendance semble éloignée des réalités contemporaines, les cliniques vétérinaires portugaises sont confrontées à un dilemme. Face à une clientèle inhabituelle, elles doivent refuser de fournir des soins aux thérians en raison de l’absence d’un statut juridique spécifique.
Cette situation soulève des questions cruciales : comment la société peut-elle intégrer ces identités sans les marginaliser ? Et qu’en est-il de slogans comme balancetonporc, qui expriment des stéréotypes animaux ?
L’histoire de l’oignon et celle des thérians montrent que les limites de notre conception même de l’identité humaine sont en train d’évoluer. En dépit des défis, cette révolution identitaire pourrait marquer un tournant dans la manière dont nous comprenons nos liens avec le monde animal.