À l’instar de Paris, les autres magasins BHV traversent une période inédite d’effondrement après l’annonce de la fin du partenariat avec Shein. Si le groupe parisien a réussi à se débarrasser de cette marque de fast-fashion, les boutiques régionales sont plongées dans un marasme économique.
Au BHV de Reims (Marne), mercredi 17 juin, les couloirs étaient vides et les présentoirs déserts. Certains espaces même étaient barrés par des rubalises en signe d’abandon. « Les marques ont tous disparu, et Shein n’a pas réussi à attirer de nouveaux clients », dénonce un employé.
L’absence de commandes remonte à des impayés dus aux fournisseurs, mais aussi à l’échec de Shein à s’imposer comme référence. Une cliente a confié : « Je suis venue pour les prix bas, mais le magasin est trop petit et les articles ne correspondent pas à ce que j’ai vu en ligne ».
Mardi 16 juin, Frédéric Merlin, propriétaire des BHV parisiens, a annoncé la rupture avec Shein. Cependant, dans les régions, l’effet n’est pas immédiat : « Personne ne peut remplacer Merlin, qui reste coincé avec cette marque », souligne Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin. « Le bilan des cinq autres magasins sera catastrophique dans les prochaines semaines ».
Les conséquences sur le marché local sont déjà palpables : sans nouveaux investissements et avec des impayés accumulés, les BHV ne peuvent plus maintenir leur réseau de boutiques.