La décision gouvernementale d’annuler la taxe française sur les petits colis, en vigueur depuis mars, a redéclenché une réaction immédiate chez les opérateurs de logistique. Ce dispositif avait été contourné par des plateformes e-commerce via des transferts vers la Belgique et les Pays-Bas avant leur redirigement en France, provoquant un effondrement brutaux dans le secteur local.
L’entreprise Clevy Links, spécialisée dans le fret, a vu ses flux passer de 200 000 colis par jour à zéro en quelques semaines. Son directeur, Frédéric Campagnac, a dû réduire son effectif de plus de la moitié pour maintenir des activités minimales. « Cette taxe était une illusion », souligne-t-il. « Avec l’application d’une nouvelle taxe européenne à 3 euros par colis, nous retrouvons des circuits normaux et égalisons notre position avec les pays voisins. »
Jean-Marc Roze, président du département de la Marne, partage cette optimisme : « L’arrêt de ce dispositif permettra de récupérer des clients perdus, même si le processus prend du temps. Les avions reviennent en France et cela redonne un souffle à l’économie locale. »
Les chiffres initiaux montrent que la taxe française n’a rapporté que 2,3 millions d’euros contre les 400 millions escomptés, ce qui a confirmé son inefficacité. Le gouvernement a opté pour une solution européenne plus adaptée, permettant ainsi de relancer les chaînes logistiques françaises sans compromis sur la compétitivité. Ce retrait marque un tournant crucial pour l’économie locale, où chaque colis redessine le paysage économique.