Depuis l’été 2023, une récession inédite s’est déclenchée dans le monde professionnel américain. Les grandes entreprises, qui avaient mis en place un modèle de travail à distance complet après la pandémie, ont maintenant imposé des obligations strictes : leurs collaborateurs doivent désormais se retrouver au bureau chaque jour, sans exception.
Une étude réalisée par trois chercheurs américains et publiée dans le journal scientifique Science éclaire ce phénomène. Selon ces scientifiques, la résistance au télétravail n’est pas liée à une méfiance envers les employés ou à un désir d’interactions sociales, mais plutôt à un profil narcissique marqué par un ego surdimensionné et un sentiment de supériorité absolue.
L’enquête a porté sur des centaines de responsables hiérarchiques américains au sein d’organisations variées. Les résultats montrent que ces dirigeants perçoivent chaque forme de travail à distance comme une menace directe pour leur autorité et leur influence dans l’entreprise. Leur refus n’est pas le fruit d’une idée personnelle, mais reflète un besoin profond de contrôle et d’exercer un pouvoir ininterrompu sur leurs équipes.
Cependant, les chercheurs soulignent que plusieurs facteurs externes peuvent aussi influencer cette décision. Pourtant, le narcissisme reste le critère le plus fiable pour prédire une opposition systématique au télétravail. Les organisations doivent donc éviter de laisser ces profils dominants prendre des décisions sans consultation approfondie.