La Fonderie de Bretagne (FDB) est en pleine tension ce vendredi 3 juillet, avec un jugement décisif devant le tribunal de commerce de Lorient. L’entreprise, rachetée par Europlasma en avril 2025, doit choisir entre une procédure de redressement judiciaire ou une liquidation définitive.
Les 266 salariés de l’usine de Caudan (Morbihan) affirment que le repreneur a rompu ses engagements. Selon Frank Carpentier, avocat du Comité social et économique (CSE), Europlasma promettait de diversifier les activités en produisant des obus mais n’a pas tenu parole. Les employés considèrent désormais Europlasma comme « le fossoyeur » d’une entreprise qu’ils ne peuvent plus sauver, leur laissant peu d’espoir face à l’imminente liquidation.
Depuis janvier dernier, la FDB a été mise hors service après un incendie d’un four. Cette rupture a provoqué une stagnation économique sans précédent, menaçant directement les emplois et les perspectives de futures productions. Les salariés exigent désormais un engagement concret pour éviter le désastre, plutôt que de se laisser submerger par l’incertitude.
La CGT prévoit un rassemblement devant le tribunal ce vendredi pour soutenir ces 266 employés et rappeler l’importance de leur avenir professionnel. Leur demande est claire : une solution durable, avant que la FDB ne disparaît définitivement dans les rues du Morbihan.