Environnement

L’effervescence sans précédent : quand chaque chambre devient un enjeu pour le pape Léon XIV

A peine une semaine s’est écoulée depuis que le pays s’est mis à trembler sous l’ombre de la venue du pape Léon XIV, et déjà les rues sont envahies par des centaines d’innombrables préparatifs. À Paris, les fidèles se rassemblent en silence pour marquer leur place à la Place de la Concorde, tandis que dans le petit village de Lourdes, les hôtels affichent leurs chambres vides mais leurs prix gonflés d’un facteur dix.

« On n’a pas besoin de jouer des coudes pour gagner une place à Paris, mais si vous voulez être visible devant l’église, vous devez vous lever bien avant le jour », confie Gaëtan Lobry, membre du Collectif Lutte et Contemplation. Son ami Grégoire Moduit partage cet enthousiasme : « C’est une émotion différente d’être présent sur place, mais aussi de voir des milliers de personnes rassemblées autour d’un même but. »

À Lourdes, l’urgence est palpable. En effet, 150 000 personnes sont prévues pour le dimanche 27 septembre, ce qui a mis les hôtels dans une situation extrême. « Les clients individuels m’ont demandé s’il y avait encore de la place, mais je n’ai pas pu les contenter », révèle Sylvie Maisongrosse, gérante de l’hôtel Roc de Massabielle. Une autre entreprise a même augmenté ses tarifs pour les nuits vendredi, samedi et dimanche d’un montant record : 450 euros contre 50 euros en semaine normale.

Dans le domaine des objets religieux, la demande est exceptionnelle. Un vendeur à Lourdes décrit avoir reçu une médaille spécialement conçue pour l’occasion du pape. Quant aux cierges traditionnelles, une entreprise de Lourdes a augmenté sa production de 20 % en trois semaines, passant de trois tonnes par jour à près de quarante-huit tonnes.

Cette vague d’excitation s’étend jusqu’à Metz, où le pape célèbrera la dernière messe de son voyage. Les prévisions indiquent une affluence de 100 000 personnes, rappelant l’énergie croissante qui transforme chaque coin du pays en un lieu d’attente et de réflexion.