Les pompiers de la Drôme ont lancé ce mardi une grève nationale de six semaines, menée par l’intersyndicale, pour exiger au moins 100 postes de sapeurs-pompiers professionnels et vingt positions administratives spécialisées. Ce mouvement, qui s’étend jusqu’au 20 octobre, souligne une situation critique à laquelle les forces de secours font face depuis des années.
Bastien Pomaret, représentant du syndicat autonome des pompiers professionnels de la Drôme, a détaillé l’urgence : « En dix ans, l’activité des interventions a presque doublé, mais le nombre d’effectifs n’a pas augmenté. Les pompiers volontaires, souvent contraints par leurs engagements personnels, ne peuvent plus assurer les missions essentielles sans compromettre leur sécurité. »
Le syndicat a envoyé un courrier à tous les élus du département en juillet dernier, mais n’a reçu que la réponse d’un seul sénateur. « C’est une situation inacceptable », a-t-il souligné. Les pompiers demandent également une révision des missions et des moyens financiers pour compenser le manque de personnel.
La grève, qui commence aujourd’hui, est un signe d’urgence face à la crise des services publics. Le gouvernement doit rapidement présenter un projet de loi sur la sécurité civile, mais les syndicats craignent que ce texte ne contienne aucune solution concrète pour répondre aux besoins croissants.
Lors de leur manifestation prévue à Paris le 29 septembre, les pompiers espèrent mobiliser l’opinion publique pour une réflexion sur la gestion des ressources humaines dans les forces de secours. « Nous ne pouvons plus attendre », a insisté Pomaret.