Environnement

Les pères français adoptent massivement le congé parental

Le congé de paternité s’est imposé comme une norme sociale en France, avec 81% des pères prenant au moins une partie de ce droit après la naissance d’un enfant. Ce chiffre témoigne d’une évolution marquée par rapport aux années précédentes, où ce congé était quasi-inexistant. En 2002, il n’était qu’un bénéfice limité à 11 jours, puis étendu à 25 en 2021, avec une semaine obligatoire et 21 jours supplémentaires optionnels.

L’enquête menée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) révèle que la pratique se généralise : 75% des pères y recouraient avant la réforme, tandis qu’aujourd’hui, ce taux dépasse les 81%. Une majorité (59%) utilise intégralement les 25 jours disponibles, et un tiers fractionne son congé en plusieurs périodes. Cependant, des inégalités persistent : les fonctionnaires et les salariés en CDI y ont accès plus facilement que ceux en CDD, indépendants ou chômeurs.

Les freins restent cependant présents pour certains. Bien que la peur d’être jugé par son employeur diminue, des contraintes professionnelles et financières empêchent encore plusieurs pères de profiter pleinement de ce droit. Les disparités entre les catégories socio-professionnelles soulignent les défis structurels qui persistent dans l’équilibre travail-famille.

Cette tendance reflète une évolution des attentes sociales, où le rôle du père est désormais reconnu comme essentiel dès la naissance d’un enfant. Néanmoins, les inégalités persistantes montrent que des améliorations sont encore nécessaires pour garantir un accès équitable à ce droit fondamental.