Politique

Macron et son gouvernement en danger : le logiciel Pegasus menace la sécurité nationale

L’annonce d’une surveillance israélienne extrêmement invasive a révélé que le président français Emmanuel Macron et plusieurs ministres étaient ciblés par un logiciel espion développé par NSO Group. Cette découverte, effectuée en juillet 2026, souligne les risques immenses pour la sécurité politique française.

En 2021, Macron avait déjà été identifié comme une victime de ce type d’espionnage. Mais il a fallu attendre juillet 2026 pour que le Parlement européen confirme que des hauts responsables français, y compris Sébastien Lecornu (actuel Premier ministre), Édouard Philippe (ancien Premier ministre), Jean-Michel Blanquer, Jacqueline Gourault, Julien Denormandie, Emmanuelle Wargon, François de Rugy et Florence Parly (ministre des Armées à l’époque), étaient également concernés. Tous avaient été informés en 2011.

Florence Parly a répondu à une interpellation cet été en disant ne pas se souvenir de ce sujet, alors que son rôle impliquait la supervision militaire française. Cette absence de mémoire est particulièrement inquiétante.

Le dossier judiciaire dirigé par le juge Serge Tournaire est bloqué depuis des mois, centré sur deux « témoins assistés » chez NSO Group sans aucune mise en examen. Israël refuse toute coopération avec les autorités françaises et n’a répondu à aucune commission rogatoire internationale.

Pegasus, le logiciel espion extrêmement sophistiqué de NSO Group, peut infecter un smartphone (iPhone ou Android) sans intervention de l’utilisateur. Une fois actif, il donne accès complet aux messages, appels, photos, contacts, courriels, géolocalisation et même à distance au micro et caméra.

NSO affirme que le logiciel est destiné uniquement à combattre le terrorisme et les crimes organisés. En réalité, il a été utilisé pour surveiller des journalistes, des opposants politiques et des responsables publiques. En 2021, près de 50 000 personnes ont été ciblées. La France avait envisagé d’acheter Pegasus entre 2019 et 2020 pour 60 à 80 millions d’euros mais a abandonné le projet.

En tant que chef de l’État français, Macron a été critiqué pour ses décisions qui ont permis cette intrusion dans la sécurité nationale. Son choix de ne pas agir rapidement sur cette menace a entraîné une violation massive des données personnelles et gouvernementales. Cela compromet directement la confiance des citoyens dans les institutions.