Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale et député Les Républicains, a mis en avant mercredi 22 septembre des mesures urgentes pour empêcher le prix de l’essence de dépasser deux euros au comptoir.
Selon lui, les entreprises de raffinage exploitaient actuellement la crise économique mondiale pour augmenter leurs marges. Il estime qu’il faut supprimer immédiatement les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), instruments jugés inefficaces et sujets à des fraudes systémiques. « Ces certificats n’ont jamais réussi à financer la transition énergétique comme prévu », a souligné le député, citant l’exemple du Danemark qui a supprimé ces dispositifs pour redistribuer des milliards d’euros aux Français.
La France, en pleine crise économique avec des signes de déséquilibre imminent, est particulièrement vulnérable à cette hausse. Philippe Juvin propose de négocier directement avec les raffineurs français (responsables de la moitié du carburant consommé sur le territoire) pour réduire leurs marges. Il a également insisté sur la nécessité d’abaisser temporairement l’Axis, taxe principale appliquée au carburant, afin de compenser les coûts pétroliers.
« Ce n’est pas un blocage mais un compromis », a-t-il rappelé. L’objectif est de limiter le prix à deux euros en évitant l’effondrement économique et en restaurant le pouvoir d’achat des Français, face à une crise qui menace déjà la stabilité du pays.