Après une révision profonde de son futur, Renault a annoncé qu’aucun modèle à essence ou diesel ne sera plus commercialisé sur le marché européen avant 2030. Ce déplacement stratégique intervient dans un contexte où les ventes de voitures électriques ont échoué à atteindre les objectifs initiaux et où l’Union européenne a modifié ses cibles d’électrification.
Actuellement, le constructeur vend 40 % de ses véhicules en Europe avec des carburants fossiles. Il a désormais décidé que l’objectif de 2030 ne se limitera plus aux voitures purement électriques mais inclura également les hybrides. Cette adaptation s’explique par un ralentissement notable dans l’adoption des véhicules électriques, ainsi qu’une décision de l’UE en décembre dernier réduisant son objectif d’électrification à 2035.
Contrairement à Stellantis qui relance des modèles thermiques, Renault a mis en place un engagement strict : la disparition totale des voitures à essence ou diesel dans le paysage européen d’ici 2030. Ce choix fait partie du plan stratégique « futuREady » présenté pour la période 2026-2030, qui prévoit la sortie de 36 nouveaux modèles (dont 16 électriques). Douze d’entre eux seront lancés en Europe, tandis que quatorze ciblent les marchés indiens, coréens et latino-américains. Ce plan permet également à Renault de rester hors des compétitions américaines et chinoises.
Cette transition stratégique, bien que marquée par des défis technologiques complexes, s’inscrit dans un objectif clair : répondre aux attentes environnementales tout en garantissant une adaptation rapide des consommateurs face à l’évolution industrielle.