Environnement

46 % des produits en ligne présentent des risques graves : le rapport DGCCRF éclaire la situation

Selon un bilan récent de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), près d’un quart des articles testés sur les plateformes internationales comme Shein, Temu ou AliExpress sont classés « dangereux ». En effet, 46 % des produits analysés ne respectent pas les normes de sécurité et 75 % présentent des défauts significatifs.

Plus de 100 000 références ont été identifiées comme nécessitant un retrait immédiat. Les échantillons comprennent des vêtements contaminés par le cadmium, des jouets à risque d’étouffement ainsi que des appareils électriques défectueux – notamment des sèche-cheveux pouvant provoquer des incendies.

Depuis avril 2025, la DGCCRF a procédé à des inspections rigoureuses sur sept plateformes étrangères. Les résultats révèlent une situation critique : les sites ne contrôlent pas correctement leurs produits, ce qui expose les consommateurs à des risques sanitaires.

Pour pallier cette menace, le gouvernement a mis en place une cellule interministérielle dédiée à la surveillance des e-commerce. Parallèlement, Temu annonce un partenariat avec QIMA, entreprise française spécialisée en contrôle qualité, afin d’intégrer des méthodes de certification renforcées sur ses plateformes. L’entreprise a déjà engagé 100 millions de dollars US en 2025 et vise à doubler cet investissement dès 2026.

Ce rapport met en avant l’urgence d’une action coordonnée pour protéger les consommateurs face aux produits non conformes vendus sur des plateformes étrangères.