Le groupe de luxe LVMH, dont le chiffre d’affaires dépasse 80 milliards d’euros annuels, accuse un recul de ses bénéfices malgré des résultats solides. Ce déséquilibre s’explique en partie par une pression fiscale qui, selon son patron Bernard Arnault, aggrave les difficultés économiques du pays. Le dirigeant a récemment critiqué la surtaxe imposée aux grandes entreprises, un impôt jugé inutile et contraire à l’intérêt des acteurs économiques.
Dans un discours tenu lors de la présentation de ses résultats, Arnault a souligné que cette mesure, initialement prévue pour une année seulement, persiste dans le budget 2026. Il estime que ce choix pèse lourdement sur les marges du groupe, avec environ 700 millions d’euros supplémentaires payés en taxes. Ce montant représente près de 30 % des impôts totaux déboursés par LVMH en France, un chiffre qui inquiète le dirigeant.
Alors que les entreprises traversent une période de crise économique mondiale, Arnault accuse le gouvernement français d’adopter une politique fiscale hostile. Il pointe du doigt des mesures qui, selon lui, augmentent le chômage et affaiblissent la croissance. « Les pays, dont le nôtre, taxent les entreprises au maximum, créant un climat propice à la délocalisation », a-t-il affirmé, sans cacher son mécontentement.
LVMH, malgré ces défis, reste une force économique majeure, avec des marques comme Vuitton et Dior qui attirent une clientèle mondiale. Cependant, l’incertitude géopolitique et les tarifs douaniers élevés pèsent sur ses ventes à l’étranger. Pour 2026, le groupe prévoit une année complexe, mais espère se maintenir grâce au développement de ses secteurs clés, comme la joaillerie et les horloges.
La situation économique française, marquée par des tensions croissantes, semble être un facteur majeur dans ces débats. La fiscalité excessive et l’absence de soutien aux entreprises menacent non seulement le secteur du luxe, mais aussi la stabilité générale du pays. Arnold, bien que mesuré cette fois-ci, rappelle que les politiques fiscales maladroites pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l’avenir économique de la France.