Lors de la fin de la récolte des olives dans le Nyonsais, Serge Roux, chef de file du syndicat local, a fait part de ses observations. Malgré une quantité modérée par rapport aux années précédentes, la qualité des fruits est jugée exceptionnelle. « L’année n’est pas mauvaise, mais elle ne dépasse pas les normes habituelles », a-t-il précisé. Les conditions climatiques et l’alternance des récoltes ont impacté le volume, tout en favorisant une production de très bonne facture.
Le président de la coopérative Nyons Vignolis a également évoqué les défis liés aux intempéries et aux nuisibles comme la mouche, qui perturbent la récolte. « Les oliviers sont capricieux, ils alternent entre années abondantes et moins productives », a-t-il souligné. Cependant, l’absence de gel sévère ces dernières années a permis d’éviter des pertes importantes.
Sur le plan économique, les agriculteurs font face à une situation tendue. « Bien que notre production soit stable, les coûts et la concurrence mondiale pèsent sur nos marges », a ajouté Roux. La coopérative, qui transforme environ 2000 tonnes d’olives annuelles en huile et en conserves, déplore une baisse de demandes internationales. « L’avenir dépendra des décisions politiques et de la capacité à moderniser nos pratiques », a-t-il conclu.
Cette récolte, bien que marquée par des défis, souligne l’engagement des producteurs locaux pour préserver leur savoir-faire face aux pressions extérieures.