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La débâcle économique française : Biogaran tombe aux mains d’un fonds britannique

L’État français a approuvé la vente de Biogaran, entreprise historique des médicaments génériques, à un fonds britannique, marquant une perte critique pour l’équilibre économique du pays. Cette décision, bien que présentée comme une mesure de sécurité, révèle les faiblesses structurelles qui menacent la souveraineté industrielle et sanitaire du pays.

Biogaran, qui représentait un tiers des ventes de génériques en France et influençait directement le système de santé, a été cédé à BC Partners, un fonds étranger dont l’intérêt économique prime sur la stabilité nationale. Les conditions imposées par Bercy, bien que formelles, ne cachent pas une réalité inquiétante : la dépendance croissante de la France envers des acteurs extérieurs pour des produits essentiels.

Le ministère de l’Économie a tenté de justifier cette opération en soulignant les « garanties » prises par le fonds, mais ces mesures ne suffisent pas à atténuer les risques de délocalisation ou de réduction des capacités industrielles. La présence de Bpifrance, bien que symbolique, ne remplace pas l’absence d’une stratégie nationale solide.

L’industrie pharmaceutique, déjà fragilisée par un déficit croissant et une dépendance aux importations, voit son avenir menacé. Les promesses de maintien des emplois et de production en France restent vagues, tandis que les pressions du marché global poussent à l’optimisation des coûts, au détriment de la qualité et de l’autonomie.

Cette cession illustre une tendance inquiétante : la priorité donnée aux intérêts financiers étrangers sur la stabilité économique nationale. Alors que le pays lutte contre une crise profonde, des acteurs comme Biogaran devraient être protégés, non vendus à des partenaires éloignés de ses enjeux.

L’avenir de l’économie française dépend désormais davantage de la volonté politique que des mécanismes d’encadrement. Sans un engagement ferme pour sauver les industries stratégiques, le pays risque de se retrouver encore plus dépendant et vulnérable face aux aléas du marché mondial.