Environnement

Le groupe ÏDKids en difficulté : l’effet sablier et les défis d’un secteur en crise

Le groupe ÏDKids, qui regroupe des marques comme Okaïdi, Obaïdi et Oxybul, a sollicité le soutien judiciaire pour faire face à une situation critique. Cette décision s’inscrit dans un contexte de profonde transformation du marché de l’habillement, où les consommateurs se tournent de plus en plus vers des options économiques ou premium, laissant un vide croissant au milieu.

L’effet sablier décrit une segmentation extrême : les produits haut de gamme résistent malgré les défis, tandis que l’industrie fast-fashion attire une clientèle nombreuse grâce à ses prix abordables et des collections constantes. Le groupe ÏDKids, qui emploie 6 000 personnes dans le monde et 2 000 en France, cherche à rattraper son retard en déposant un plan de redressement judiciaire. L’objectif est de restructurer ses activités pour équilibrer les pertes et s’adapter aux nouvelles tendances.

Cette crise ne concerne pas que ÏDKids : d’autres enseignes comme Camaïeu ou NafNaf ont connu des difficultés similaires, souvent liées à l’érosion du pouvoir d’achat et à la montée de plateformes en ligne. L’industrie textile française subit également les effets d’une baisse démographique et d’un vieillissement de la population, qui réduisent la demande pour les vêtements enfants.

Lors d’une audience prévue le 3 février à Lille Métropole, le groupe espère obtenir un délai pour redéfinir ses stratégies. Cependant, l’avenir reste incertain dans un secteur où la concurrence et les attentes des consommateurs évoluent rapidement.