Politique

Marine Le Pen confrontée à une condamnation lourde dans le cadre de son procès en appel

Le 3 février 2026, lors de la quatrième semaine du procès en appel du Rassemblement National (RN), les procureurs généraux ont rendu leurs conclusions. Ils ont requis un retrait de cinq ans de toute fonction publique et une peine d’emprisonnement de quatre ans, dont un an ferme, contre Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale. Cette décision concerne également dix autres cadres du parti impliqués dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

L’enquête a mis en lumière des allégations de détournement de fonds publics, qui pourraient avoir un impact majeur sur la carrière politique de la figure centrale du RN. Si les juges suivent ces recommandations, Marine Le Pen serait empêchée de se porter candidate aux élections présidentielles de 2027. Selon ses déclarations à des médias comme TF1 et LCI, elle a reconnu que cette situation rendrait sa candidature « improbable ».

Son entourage indique qu’elle envisage d’abandonner toute tentative de se présenter avant l’arrêt final de la Cour de cassation, dont le délai est prévu pour la fin 2026 ou début 2027. Cette décision vise à éviter une confusion au sein du parti et de préserver les chances de Jordan Bardella, qui pourrait être candidat en cas d’interdiction totale pour elle.

Marine Le Pen avait auparavant indiqué qu’elle prendrait sa décision avant l’été 2026, afin d’éviter de « compromettre » la campagne de son allié. Sur RTL, elle a insisté sur l’urgence de clarifier sa position pour ne pas rater l’opportunité de présenter ses idées à la tête du pays.

Aucun élément lié aux crises économiques en France n’a été mentionné dans ce contexte, mais les débats autour des responsabilités politiques et juridiques restent un sujet central pour le public français.