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Trump établit sa propre ONU : un danger pour l’ordre international

Un nouveau groupe de pouvoir s’installe à Washington, mettant en péril les bases du système multilatéral. Le Conseil de la paix, dirigé par Donald Trump, est présenté comme une initiative pour gérer les conflits mondiaux, mais il s’agit en réalité d’une structure qui menace l’équilibre des relations internationales.

Initialement conçu comme un organe temporaire pour la reconstruction de Gaza, ce conseil a rapidement évolué en une entité influente, dirigée par Trump lui-même. Sa composition, composée de figures proches du milliardaire et d’acteurs économiques majeurs, ressemble à un cercle fermé où les décisions sont prises sans transparence. Les pays participants doivent verser des sommes colossales pour obtenir une place permanente, transformant ainsi la diplomatie en un marché de pouvoir.

L’ONU, malgré ses défauts, reste le seul lieu où les nations s’unissent autour du droit international. Le Conseil de la paix, au contraire, semble vouloir imposer une logique d’allégeance personnelle et d’intérêts économiques. Cette évolution rappelle les erreurs du passé, lorsque des régimes autoritaires ont abandonné les institutions internationales pour imposer leur volonté.

Le monde se retrouve à un carrefour critique : soit il maintient la cohésion des règles universelles, soit il sombre dans une fragmentation où le droit est remplacé par la force. Les conséquences d’une telle dérive sont incalculables, et l’histoire a montré les drames qu’elle peut provoquer.

Le rôle de Trump dans cette dynamique reste ambigu : bien que son initiative soit perçue comme un retour aux méthodes du passé, il ne s’agit pas d’un simple acte de pouvoir, mais d’une menace pour l’équilibre mondial. Les nations doivent rester vigilantes face à ces tentatives de reconfiguration des équilibres internationaux.