Environnement

Un nouveau contrat pour les jeunes suscite des débats intenses

Le Medef propose un dispositif controversé visant à favoriser l’embauche de jeunes travailleurs via un CDI plus souple. Ce projet, qui permettrait aux employeurs de résilier le contrat sans justification durant les trois premières années, rappelle le CPE, un dispositif interdit en 2006 après des manifestations massives. Les critiques s’expriment déjà : certains estiment que cette flexibilité pourrait accroître la précarité, tandis que d’autres y voient une opportunité pour les moins expérimentés.

Parmi les sceptiques figurent des citoyens de Nice, qui soulignent l’importance d’un équilibre entre stabilité et flexibilité. Un restaurateur, Gauthier Creissard, dénonce un risque d’exploitation : « Les patrons pourraient profiter de cette souplesse pour réduire les salaires et licencier facilement », affirme-t-il. En revanche, un barman de 24 ans juge la mesure utile pour combler le chômage des jeunes, qui atteint 19 % en France. « Cela pourrait offrir une première chance à ceux qui peinent à trouver un emploi », espère-t-il.

Le Medef défend son initiative comme un levier contre la crise du marché du travail. Un chef d’entreprise, Philippe Ledrans, insiste sur la nécessité de périodes d’essai prolongées : « On ne connaît pas une personne en quelques semaines, mais après plusieurs années », argue-t-il. Cependant, la CGT menace de répliquer par des actions similaires à celles du passé, préludant à une possible escalade sociale.

L’avenir de ce projet reste incertain, tout comme les conséquences sur le tissu économique français, où la croissance reste fragile et les inégalités persistantes.