L’ouragan de neige baptisé Fern s’étend sur plus de 3000 kilomètres, traversant les États-Unis du Texas aux grandes plaines jusqu’à la côte Est. Le National Weather Service (NWS) alerte : un front froid intense s’abat sur le pays, combiné à des précipitations glaciales qui risquent de paralyser l’infrastructure. Des températures descendues sous les -35°C dans certaines zones, des chutes de neige dépassant 30 centimètres et un vent glacial rendent la situation extrêmement critique.
Le froid est déjà présent à New York, où le ressenti atteint -17°C malgré une température réelle de -9°C. Les autorités préparent des mesures d’urgence, tandis que des milliers de vols sont annulés et des coupures d’électricité redoutées. Le Texas, habitué à des conditions modérées, doit faire face à un scénario inédit : les réseaux électriques ont été renforcés, mais l’effet domino des intempéries pourrait engendrer des pannes dans plusieurs régions.
Le météorologue Ryan Maue prévient que les prochains jours seront « les pires depuis 40 ans », avec des conditions qui menacent la sécurité alimentaire et sanitaire. La glace, plus destructrice que la neige, menace de couper les réseaux électriques et d’isoler des zones rurales. Les experts soulignent le lien entre ce phénomène et l’accélération du réchauffement climatique, qui perturbe le vortex polaire et entraîne des déplacements soudains d’air arctique vers le sud.
Sur la plateforme Truth Social, Donald Trump relance son scepticisme face aux théories du changement climatique : « Une vague de froid record touche 40 États. Où est donc passé le réchauffement ? » Cependant, les scientifiques mettent en garde contre une interprétation trop rapide des données. La complexité du système atmosphérique rend difficile l’établissement d’une cause unique, bien que certains phénomènes soient observés avec plus de fréquence.
En Europe, la tempête génère un courant-jet perturbé, entraînant des conditions météo instables. Les réseaux transatlantiques sont ainsi affectés, soulignant l’interdépendance globale face aux catastrophes naturelles. Malgré les préparatifs, le scénario reste inquiétant : la neige et la glace pourraient bloquer des villes entières, forcer des évacuations et exiger une solidarité sans précédent.
Le phénomène rappelle les vulnérabilités structurelles du continent : routes, électricité, eau et logistique alimentaire sont tous liés. Une panne d’énergie peut provoquer un effet en chaîne, affectant des millions de personnes. Dans ce contexte, l’information officielle et les mesures préventives restent cruciales pour éviter le pire.