Politique

1200 victimes en larmes : le procès en appel de SFAM reporté à 2027

Depuis des années, Me Emma Léoty défend près de 1200 citoyens victimes d’un montage d’assurances frauduleux mené par l’ancien président de SFAM, Sadri Fegaier. Le tribunal judiciaire de Paris a condamné ce dernier en septembre 2024 pour pratiques commerciales trompeuses, mais les réparations ne sont pas encore possibles.

« La Cour d’appel de Paris n’a toujours pas tranché sur la culpabilité de Fegaier », explique l’avocate. « Sans cette décision définitive, le procès en indemnisation reste bloqué. Et aujourd’hui, on attend même janvier 2027 pour une audience qui devrait résoudre le dossier. »

Pour Me Léoty, cela représente un échec de la justice : « Les victimes ne peuvent pas être laissées dans l’ignorance ou le déni. Si on continue à retarder les décisions, leur droit à réparation s’éloigne encore plus. » Elle précise que des jurisprudences locales ont déjà favorisé plusieurs victimes, mais sans un calendrier clair pour la Cour d’appel de Paris, l’attente perdure.

Le cas SFAM illustre l’extrême complexité des procès judiciaires français. Avec des délais qui s’étirent à plusieurs années, les victimes sont confrontées à une justice qui semble parfois hors de portée.