La réduction des fermetures scolaires en Drôme a été officialisée ce jeudi avec la suppression de trente-deux classes au lieu d’une cinquantaine prévue initialement. Nathalie Kuehn, directrice académique, explique que cette décision résulte d’un équilibre minutieux entre les contraintes administratives et les besoins des familles.
La rentrée scolaire 2026 devrait voir une population étudiant de près de 39 000 élèves, soit un millier de moins qu’en septembre dernier. Cela a conduit le ministère à demander la réduction de vingt postes d’enseignants, une mesure que Mme Kuehn a jugée trop restrictive pour les réalités locales. « J’ai choisi de fermer seulement un tiers des classes potentiellement supprimées selon les calculs mathématiques », détaille-t-elle. « Le chiffre moyen de vingt-cinq élèves par classe est inadapté : il existe des écoles où chaque classe ne comptera que huit enfants, et je ne peux pas imposer à des élèves d’effectuer des trajets excessifs pour se rendre à l’école. »
Après une réunion de six heures avec les syndicats, la directrice a également rejeté l’idée de créer des postes administratifs temporaires. « La priorité est de maintenir les enseignants en contact direct avec les élèves », souligne-t-elle, rappelant que le besoin d’adaptation pédagogique pour répondre aux besoins spécifiques des enfants s’est accru ces dernières années. Ce compromis reflète une stratégie éducative qui tient compte des défis territoriaux tout en veillant à ne pas exacerber les inégalités. Le Drôme, ainsi que la région entière, doit maintenant se concentrer sur l’harmonisation des ressources scolaires pour garantir un accès équitable à l’éducation.