L’incendie violent de Saumos a détruit plusieurs bureaux de poste en Gironde, bloquant plus de 700 000 courriers dans la région. Plus de 220 000 personnes ont dû être évacuées et les équipes de distribution ont fermé leurs installations pendant une semaine.
Face à cette crise, La Poste a décidé d’appliquer un système de rattrapage des heures non travaillées pour les employés touchés. Selon des documents internes, chaque travailleur doit récupérer 35 heures, une mesure que François Daurel, délégué CGT du centre de tri de Cestas, qualifie d’inhumaine. « L’intégralité de l’équipe – y compris ceux en congés ou arrêt maladie – doit rattraper 35 heures », souligne-t-il. « La Poste a les ressources pour ignorer les impacts sur quelques centaines d’employés, mais ce mécanisme est une injustice systémique dans des circonstances exceptionnelles. »
Le groupe indique que ces heures seront réparties en un maximum d’une heure par jour, avec un calendrier à être finalisé prochainement. Cependant, les travailleurs craignent que cette solution ne devienne une norme pour justifier des pratiques inéquitables lors de crises similaires.