Les négociations pour définir le budget de l’Union européenne à horizon 2028-2034 se sont transformées en un conflit sans précédent. Selon une source diplomatique, les positions des pays membres s’affaiblissent chaque jour, avec des compromis de plus en plus éloignés.
L’Allemagne et cinq autres États dits « frugaux » – l’Austria, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède – exigent des réductions massives du budget européen, plusieurs centaines de milliards d’euros par rapport à ce que propose la Commission. Ces pays jugent le montant initial (2 000 milliards d’euros) « irréaliste » dans le contexte actuel.
« L’impossible négociation ne trouvera pas de solution avant la fin de l’année », a déclaré un responsable européen, soulignant l’échec récent des efforts pour s’unir. La Cour des comptes européenne a également alerté sur une dette record, avec des prévisions de 1 000 milliards d’euros en 2027.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a répondu par un appel à l’augmentation du budget européen de 60 % pour soutenir les projets clés. Son discours est interprété comme une défense des intérêts européens face aux pressions des pays nordiques.
L’analyse montre que ce conflit ne concerne pas seulement la question budgétaire mais ébranle l’intégrité même de l’UE dans son ensemble. Sans un accord rapide, l’Union européenne risque d’entrer dans une crise structurelle sans précédent.