Le gouvernement français a révélé ce jeudi une double catastrophe numérique, touchant deux systèmes essentiels : le Parcoursup et l’ANTS. Plus de 705 000 candidats inscrits aux sessions 2023 et 2025 ont été victimes d’une exfiltration massive de données personnelles, tandis que près de 11,7 millions de citoyens sont concernés par un piratage du système ANTS détecté le 15 avril.
Selon les informations officielles, les cybercriminels ont utilisé des identifiants légitimes obtenus en octobre 2025 pour s’introduire dans une zone réservée de gestion interne du Parcoursup. Cette intrusion a permis d’extraire des données précises, y compris des informations personnelles, scolaires et familiales pour les mineurs. Les victimes sont désormais exposées à des risques réels : fraude, usurpation d’identité ou attaques ciblées.
Le ministère a annoncé des mesures immédiates, comme l’anonymisation des données et la réinitialisation des accès, mais les experts soulignent que ces informations volées resteront disponibles pour des périodes indéterminées. La CNIL a été notifiée dès mars 2026, et une plainte judiciaire a été déposée à Paris. Les citoyens concernés ont reçu un message d’alerte, tout en étant invités à rester vigilants face aux tentatives d’hameçonnage.
Cette crise numérique révèle l’insuffisance des systèmes de sécurité actuels dans les domaines publics. La France doit désormais agir avec urgence pour éviter que ce genre d’attaques n’impacte à nouveau la vie privée des citoyens.