Environnement

Jusqu’à 75 % des Français subissent un régime de travail destructeur selon l’Anses

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte que jusqu’à 75 % des actifs français ont été confrontés, au cours de leur carrière, à des horaires atypiques compromettant leur santé physique et leurs relations personnelles. Ces rythmes, incluant le travail nocturne, les journées prolongées dépassant huit heures par jour ou des shifts répétitifs en soirée, génèrent une fatigue extrême, des troubles du sommeil et un risque accru de pathologies cardiovasculaires.

Cathy, aide-soignante à l’hôpital Necker à Paris, explique son quotidien : « Je me réveille à 4h30 pour travailler en pleine nuit puis je rentre chez moi vers 20h30. Je n’ai plus ni énergie ni temps pour ma famille. » Son corps et son esprit subissent des douleurs chroniques, avec des collègues ayant dû s’arrêter leur activité pour des problèmes musculaires.

L’étude de l’Anses souligne que ces pratiques engendrent non seulement une dégradation physique mais aussi un isolement social et mental. Pour réduire ce risque, les entreprises sont invitées à mettre en place des programmes médicaux spécialisés, des compensations en temps de repos ou des aides pour les familles. Sans mesures immédiates, le système sanitaire français pourrait encore plus rapidement être menacé par cette crise structurelle.