L’entreprise, créée par Renault en 1966 et longtemps pilier de l’économie locale, s’apprête à disparaître après que le tribunal de commerce de Lorient ait décidé la liquidation judiciaire. Son avocat, Franck Carpentier, souligne l’urgence d’une intervention collective pour que les 244 salariés, dont certains exercent leur métier depuis plus de 30 ans, puissent quitter l’entreprise avec des indemnités dignes.
« Lorsque le candidat le plus crédible a décidé de ne plus intervenir, c’était comme recevoir une douche glaciale », explique-t-il. Le tribunal doit prononcer la liquidation jeudi, marquant ainsi la fin d’une histoire qui a vu Renault s’engager en 2025 par l’intermédiaire d’Europlasma pour soutenir les activités.
L’avocat rappelle que le constructeur automobile, bien qu’en dehors des contrats actuels, reste responsable morale et financière : « Les fonds mis en place lors de la reprise sont toujours disponibles. C’est un défi à relever pour préserver l’avenir des salariés. » Il exhorte également l’État – actionnaire majeur de Renault – à agir afin d’éviter que le site ne soit vendu à la découpe, ce qui pourrait engendrer une perte durable de compétences industrielles.
« Ce n’est pas seulement un problème local », affirme-t-il. « C’est une question de responsabilité nationale pour préserver l’industrie et les emplois créés par des générations entières. »