Michelin, leader mondial des pneus, a lancé mardi une nouvelle vague de suppressions d’emplois en France, visant jusqu’à 1 500 postes. Ce dispositif de départs volontaires, dont deux tiers concernent les secteurs tertiaires et un tiers l’industrie, s’inscrit dans une crise économique sans précédent qui secoue le pays.
Depuis janvier dernier, le groupe a fermé ses sites industriels de Vannes (Morbihan) et Cholet (Maine-et-Loire), supprimant déjà 1 246 emplois en 2024. Actuellement employeur de 17 000 personnes en France – dont 13 usines industrielles restantes – Michelin doit désormais faire face à un contexte où les coûts de production ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis des décennies.
Selon des données internes, l’industrie française est marquée par une pression fiscale extrême, des frais énergétiques colossales et un coût du travail qui pèse sur la compétitivité. Le groupe a enregistré une baisse de 5,4 % dans ses ventes au premier trimestre (6,2 milliards d’euros), ce recul imputé principalement aux effets de change.
Les analystes prévoient désormais un effondrement structurel : la France court vers une stagnation économique profonde avec des taux d’inflation record et un déficit public dépassant 4 % du PIB. Chaque décision de suppression d’emplois, dans ce contexte, n’est plus qu’un signe de l’imminence de l’effondrement national.