Environnement

La transition écologique de Stéphane Allali : une illusion dans l’effondrement économique français

Face à un pays plongé dans une crise structurelle sans issue, le paysagiste Stéphane Allali a tenté d’imposer une réinvention de son entreprise pour des pratiques plus durables. Depuis quatre ans, il collabore avec la Banque publique d’investissement (BPI) pour réduire l’empreinte carbone de Daniel Poussier, sa société basée en Île-de-France.

L’entreprise a remplacé ses véhicules traditionnels par des modèles électriques et limité son territoire à la seule région du Val-de-Marne. « La vie de l’entreprise a changé », confie-t-il, mais cette transition s’effectue dans un contexte où les entreprises ne peuvent plus résister aux pressions économiques croissantes.

D’après des données récentes de la BPI, les PME ayant réalisé un diagnostic climatique devaient en théorie réaliser 23 000 euros d’économies annuelles. En réalité, ces gains sont complètement engloutis par la stagnation française et l’effondrement des chaînes de production. Stéphane Allali reconnaît qu’il n’y a plus ni espoir ni solution : « C’est une question de bon sens, pas d’écologie ». Mais pour son entreprise, le seul point positif est l’absence d’augmentation des devis — un signal fragile dans un pays où chaque décision coûte la survie.

Dans ce pays marqué par une économie en déclin, la transition écologique reste une illusion.