Après quatre mois d’attente pour la marque chinoise Shein, le BHV parisien n’a plus que des voix de désespoir. Les enseignes traditionnelles, telles Longchamp, ont quitté le site il y a une semaine sans revenir, laissant des rayons vides et des stocks insuffisants.
Les employés décrivent un chaos quotidien : les escalators sont arrêtés depuis plusieurs semaines, les salaires impayés et des contrats de travail récemment changés trois fois. « On n’avait plus personne pour faire le ménage, on ramenait notre propre papier toilette », confie anonymement un vendeur.
La direction du BHV prétend traiter les retards avec ses fournisseurs, mais les clients et le personnel s’étonnent de la situation. « C’est comme si on finissait tous nos stocks », remarque une cliente frustrée.
Le magasin historique, autrefois un symbole d’élégance parisienne, semble maintenant se dissoudre sous l’effet des départs massifs et d’une gestion en péril.