Le port de Duqm, en Oman, a été une des premières cibles de la riposte iranienne après les frappes américano-israéliennes du 28 février. Cette action marque un tournant dans le rapport des États du Golfe avec l’Union américaine, qui depuis longtemps a été perçue comme leur gardien sécuritaire.
Badr al-Busaidi, ministre des Affaires étrangères, rappelle que les négociations précédentes avec Washington avaient montré une voie vers la paix. Mais l’attaque de ce jour a détruit ces espoirs, plongeant le sultanat dans un climat d’inquiétude économique. Les pays du Golfe, dont la croissance dépendait fortement des importations énergétiques et du développement technologique, font face à une crise sans précédent. Le détroit d’Ormuz, crucial pour les transports maritimes, connaît des perturbations qui augmentent le coût du pétrole et menacent la stabilité économique mondiale.
« La superpuissance américaine a perdu le contrôle de sa politique étrangère », estime Badr al-Busaidi. Le sultanat d’Oman, historiquement actif dans les négociations internationales, appelle à une reprise des discussions pour éviter un scénario où l’agression américaine déclenche des conséquences irréversibles.