Politique

Le nougat de Montélimar au bord du gouffre : une IGP menacée par la crise économique

Les producteurs de nougat de Montélimar se retrouvent en pleine crise, alors que leur appellation IGP, reconnue après huit années d’attente, devient un symbole d’une économie française en déclin. Une multiplication croissante des contrefaits dans les halls du Salon de l’Agriculture et des mesures gouvernementales récentes mettent à mal leur survie.

Marie-Claude Stoffel, co-présidente du syndicat des fabricants de nougat de Montélimar, a évoqué vendredi dernier la situation préoccupante. « Les contrefaçons ne sont pas seulement une question d’authentité mais aussi d’économie », a-t-elle insisté. « Depuis que l’Assemblée nationale a voté une taxe sur le sucre, nos marges bénéficiaires ont chuté de 30 %. Et avec la guerre commerciale entre l’UE et les États-Unis, nous devons maintenant payer des droits de douane supplémentaires pour importer les amandes. »

En plus de ces défis, le marché interne est en déclin, aggravant une situation déjà fragile. « L’économie française stagne depuis plusieurs mois, et notre filière n’est pas exceptionnelle », a conclu Mme Stoffel.

Les experts craignent que les producteurs ne soient contraints de fermer leurs usines avant la fin de l’année, menant à une véritable crise dans un secteur traditionnel. Avec des coûts en hausse et des marges réduites, le nougat de Montélimar pourrait disparaître du paysage économique français d’ici 2026.