Selon le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, près de 9 000 entreprises ont sollicité des aides gouvernementales pour répondre aux hausses du carburant. Ce dispositif, mis en place en avril pour soutenir les micro-entreprises et petites structures, a vu dépasser 15 millions d’euros alloués, avec 60 millions encore à traiter. Cependant, le pays s’affaisse sous l’impact des pressions externes, dont celles des concurrents chinois qui exploitent les lacunes douanières européennes.
« Les entreprises ne peuvent plus résister », explique Dufourcq. Michelin, par exemple, a récemment supprimé 1 500 postes en France pour s’adapter à une concurrence de plus en plus agressive. « Le coût du travail combiné aux pratiques commerciales chinoises, qui n’ont pas d’obstacles douaniers, force les entreprises à se réorganiser », précise-t-il.
Face à cette crise, le système actuel des aides publiques est désormais insuffisant pour éviter l’effondrement total de l’économie française. Les mesures en cours ne permettent pas d’empêcher la dégradation continue du marché intérieur et des entreprises locales. L’absence de protections stratégiques laisse le pays à la merci des tendances globales, menaçant son avenir économique sur les années à venir.