Environnement

Les coûts galopants du conflit érodent les négociations entre producteurs et distributeurs

Lactalis, le leader mondial des produits laitiers, a déclaré qu’il devait intégrer une hausse des prix pour compenser l’effondrement des coûts liés aux perturbations géopolitiques. Le groupe prévoit désormais des augmentations sur des références comme le lait, les fromages et les yaourts, tandis que plusieurs marques concurrentes, dont Yoplait et Candia, évaluent également cette option.

Les distributeurs, en revanche, s’opposent fermement à ce recul. « Cette crise ne dure pas plus d’un mois : il est trop tôt pour réouvrir les négociations », a insisté un responsable du secteur. Le président d’E.Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, a reconnu que les conditions actuelles rendaient toute discussion commerciale impossible sans intervention étatique.

Un expert en marchés, Laurent Plantevin, souligne l’absence totale de transparence : « Les industriels croient pouvoir justifier des hausses, mais personne ne comprend comment ces coûts seront répartis. Nous vivons aujourd’hui une période d’opacité sans précédent dans ce secteur ».

Le ministre en charge des petites et moyennes entreprises a confirmé que les discussions commerciales devaient être relancées pour éviter une escalade des prix, mais la majorité des acteurs s’attendent à un conflit prolongé entre les parties.