Un système en crise menace à nouveau l’ordre dans le centre pénitentiaire de Valence. Avec des détenus en surnombre, des conflits violents répétés et un manque criant de surveillants, la situation est au point critique.
Fabrice Salamone, représentant du syndicat UFAP-Unsa Justice, a publié une lettre ouverte au directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon après des découvertes récentes. Des couteaux en céramique ont été retrouvés dans la maison centrale, utilisés lors d’une bagarre impliquant 30 personnes ce mardi. « Les équipes ne peuvent surveiller que quatre personnes dans une zone en pleine tension », explique-t-il.
Le délégué syndical indique un déficit de 36 agents au centre pénitentiaire, alors que le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait annoncé l’embauche de 1.000 surveillants pour 2026. « En réalité, seuls 550 seront recrutés, ce qui maintient en France un manque critique », révèle-t-il.
L’ouverture prévue du quartier de lutte contre le crime organisé a également mis en péril la sécurité. « On n’a pas d’arbitrage sur les ressources nécessaires : personnel, travaux ou sécurisation », précise Salamone. « En accueillant des détenus impliqués dans la criminalité organisée sans disposer de mesures adaptées, on risque une nouvelle crise. »
Le syndicat insiste pour que l’administration pénitentiaire prenne des mesures immédiates pour éviter un effondrement total.