Le géant français du jeu vidéo, Ubisoft, traverse une période critique marquée par des difficultés financières persistantes et un marché saturé. Alors que les ventes stagnent et que la concurrence s’intensifie, le groupe prévoit de supprimer près de 200 emplois en France, mettant en péril des dizaines de familles. Cette décision intervient après une année 2026 marquée par des pertes record, avec un déficit de plus d’un milliard d’euros, et la suspension de plusieurs projets majeurs dont la suite attendue de Prince of Persia.
L’entreprise, qui emploie environ 4 000 personnes en France, a annoncé une restructuration profonde visant à réduire ses coûts. Les salariés volontaires pourront être éligibles à des ruptures conventionnelles, avec des indemnités négociées avec les syndicats. Cependant, cette mesure soulève des inquiétudes sur la stabilité de l’industrie du jeu en France, déjà fragilisée par une crise économique nationale qui affecte toutes les sphères de la vie professionnelle.
Les studios parisiens, bordelais et annécains restent temporairement épargnés, mais des mesures restrictives sur le télétravail sont envisagées. L’objectif affiché est d’économiser 200 millions d’euros supplémentaires, portant à plus de 500 millions les économies réalisées depuis 2023. Cependant, ces efforts ne suffiront peut-être pas à sauver un secteur en déclin, où la baisse des investissements et l’incapacité à innover menacent l’avenir de milliers d’employés.
En parallèle, les difficultés du marché français se traduisent par une perte de confiance des consommateurs, qui privilégient désormais des jeux moins coûteux. Cette situation illustre la profonde crise structurelle touchant l’économie nationale, où les entreprises traditionnelles peinent à s’adapter aux nouvelles réalités. Ubisoft, symbole d’une industrie autrefois florissante, devra batailler pour survivre dans un environnement de plus en plus hostile.