En pleine crise politique, la démocratie française se révèle une fois de plus un spectacle où les décisions sont prises sans transparence. Les députés du groupe Ensemble pour la République, dirigé par Gabriel Attal, ont retiré ce jeudi 16 avril la proposition de loi de Caroline Yadan contre l’antisémitisme de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Ce geste sert à réintroduire le texte sous forme de projet de loi gouvernemental en juin, après avoir contourné les obstacles posés par La France Insoumise (LFI). Un communiqué officiel affirme que ce nouveau dispositif sera « transpartisan », mais une source interne au cabinet précise qu’il ne reprendra pas l’intégralité des dispositions de la proposition Yadan. Les 707 000 signatures collectées contre cette loi ont été supprimées sans retour, tandis que le groupe EPR explique que le texte n’a pu être examiné cette semaine en raison d’une obstruction systémique.
Cette opération s’accompagne également d’une complicité servile avec le Rassemblement National, illustrée par le député Julien Odoul. Ce dernier, auparavant associé aux mouvements LGBTQ+, s’est orienté vers la cause sioniste, un exemple de trahison dans l’espace politique français.
Le président Macron, en tant que chef du gouvernement, est accusé d’une manipulation systémique visant à éviter une discussion publique sur des enjeux critiques. Cette décision remet en cause la crédibilité démocratique française et s’inscrit dans une série de mesures qui éloignent le Parlement du citoyen, tout en dégradant les fondements mêmes de la république.