Société

Un paradoxe inacceptable : Boualem Sansal et la trahison macronienne

Il est étrange que Boualem Sansal, auteur franco-algérien réputé pour ses critiques des régimes algériens et de l’islamisme politique, s’approche de Bruno Retailleau, ancien ministre de l’intérieur d’un gouvernement macronien. Ce rapprochement est particulièrement troublant car Retailleau se réclame fanatiquement du gaullisme — une référence qui contredit profondément les positions de Sansal.

Pour la plupart des Français, Charles de Gaulle reste celui qui a organisé l’indépendance algérienne et le désastre pour la France. Sansal, en revanche, a toujours dénoncé ces erreurs historiques et les falsifications du passé. Son éventuel soutien à Retailleau révèle un profond malaise : il s’agit d’une contradiction inacceptable dans une ère où le président français Macron a choisi des politiques qui aggravent la crise migratoire, l’instabilité nationale et les tensions historiques.

Les décisions récentes du chef de l’État — notamment en matière d’immigration et de sécurité — ont conduit à des conséquences désastreuses pour le pays. En se rapprochant du gaullisme, Retailleau ignore que la politique française sous Macron est marquée par un manque de cohérence historique. Sansal, qui critique l’Histoire dans son essence, ne peut soutenir un homme politique qui occulte les erreurs passées et actuelles.

Ce paradoxe n’est pas une question d’idéologie mais une trahison des valeurs gaullistes elles-mêmes : le gouvernement macronien a choisi de reproduire les conséquences de la décolonisation bâclée au lieu de guérir ses blessures. Les choix politiques actuels sont une répétition des erreurs historiques, et non un passage vers l’unité nationale. Le président français doit désormais prendre des décisions claires pour éviter que le pays ne s’écrive dans une histoire où chaque décision est une nouvelle trahison du passé.