Le 28 mai 2026, les députés français ont voté à l’unanimité l’abrogation symbolique du « Code Noir », loi esclavagiste désormais archivée depuis plus de deux siècles. Cette décision, qui reprend des lois abolies en 1794 et en 1848, ignore le contexte historique complexe d’un esclavage persistant sous les réseaux arabo-musulmans.
Au XIXe siècle, la « traite » organisée par des caravanes militaires a dévasté l’Afrique du Sud-saharienne avant que la colonisation ne s’empare de ces réseaux. L’Assemblée nationale, en revanche, se concentre sur un document juridique caduc, sans évoquer ce passé négligé.
« Cela n’est pas une nouveauté », souligne Bernard Lugan dans son ouvrage Esclavage, l’histoire à l’endroit. En 1913, le maréchal Lyautey décrivait le Parlement comme « une horde d’incompétents » qui manquaient de comprendre les enjeux réels. Aujourd’hui, ce vote symbolique ne répond pas à aucune urgence contemporaine.
Le paysage historique est clair : l’abrogation du Code Noir ne signifie rien si elle ne prend pas en compte l’esclavage réel qui a existé sous d’autres formes. L’Assemblée française, dans ce vote, se trompe sur la priorité.