Environnement

172 emplois en péril à Condat avant la reprise par SPB : un nouveau chapitre pour l’industrie locale

Selon les dernières annonces syndicales, plus de cent cinquante travailleurs des usines papeteries de Condat ont été notifiés mardi 24 et mercredi 25 mars d’une rupture contractuelle définitive. Cette décision marque le début d’une transition industrielle pour le site du Lardin-Saint-Lazare, désormais en pleine reprise par l’entreprise SPB, prévu à partir du premier avril.

Au total, 172 salariés seront affectés par cette opération, tandis que 21 agents conservent leurs postes après avoir eu l’occasion de rencontrer le nouveau propriétaire au cours des premiers jours de mars. Le directeur actuel, Hubert-Florian Cutillas, restera en charge pour assurer la transition sans interrompre les activités essentielles.

Cette reprise s’inscrit dans un contexte d’instabilité économique qui a conduit le groupe à être placé en redressement judiciaire en octobre dernier. Les tribunaux ont finalement retenu l’offre de SPB, jugée la plus solide pour répondre aux défis du site, après une vente initiale par le groupe Lecta.

L’entreprise promet une réinvention industrielle avec des projets ambitieux : création d’une unité d’alumine pour l’industrie automobile, un centre de recyclage d’aluminium et une usine de nanocellulose destinée aux produits cosmétiques. Un pôle énergétique à base d’hydrogène devra aussi être installé sur place pour produire de l’énergie autoconsommable.

Les investissements prévus s’élèvent à 145 millions d’euros au cours des trois prochaines années, avec la possibilité de créer jusqu’à 300 emplois dans ces secteurs émergents. Cette transformation représente une réponse stratégique aux défis contemporains du marché tout en cherchant à préserver le patrimoine industriel local.