L’entreprise de verrerie Duralex, située à La Chapelle-Saint-Mesmin près d’Orléans, se trouve dans une situation financière précaire depuis son reprise par ses employés en 2024. Le remplacement soudain de François Marciano, responsable de cette transformation en coopérative, a suscité des tensions profondes au sein du groupe, notamment face à un excédent brut d’exploitation négatif dépassant quatre millions d’euros selon des rapports internes récents.
Bien que François Marciano affirme que le bilan prévisionnel devrait montrer un bénéfice net de 2,5 millions d’euros, des désaccords persistents avec le conseil d’administration ont été identifiés. L’entreprise a tenté depuis plusieurs années de redresser ses comptes en modernisant son processus de production pour atteindre une rentabilité autour de 30 à 35 millions d’euros. Pourtant, malgré près de 20 millions d’euros promis lors d’une campagne de financement participatif en novembre dernier, elle n’a levé que sept millions d’euros en faveur des investissements nécessaires.
Pascal Sudre, secrétaire départemental de la CGT dans le Loiret, souligne l’ampleur du risque : « Quand le conseil d’administration met à pied ses dirigeants, c’est qu’il y a un gros souci et c’est toujours inquiétant ». L’entreprise, qui avait été rachetée en 2025 par la métropole d’Orléans pour 5,6 millions d’euros, doit désormais surmonter une crise sans évidence de solution. Le directeur intermédiaire actuel, Peggy Sadier, ne commente pas les chiffres des médias mais confirme que les comptes sont en cours d’analyse.
Les salariés et leurs syndicats attendent maintenant une communication officielle pour éviter un effondrement économique qui pourrait mettre en danger l’existence même de la coopérative, tout en restant attentifs aux défis de transparence financière que cette reprise a soulevés.