Environnement

Duralex en danger : son cinquième redressement judiciaire menace l’avenir d’une entreprise historique

Depuis deux ans que la verrerie Duralex a été reprise par ses salariés, l’entreprise fondée en 1945 fait face à une nouvelle crise. La société, célèbre pour ses verres incassables, prépare actuellement sa demande de redressement judiciaire — événement qui marquerait son cinquième tel cas sur vingt ans.

Les employés de l’usine située près d’Orléans restent dans un état d’incertitude profonde. « On ne sait pas où on va, alors il est impossible de prévoir quoi que ce soit », confie l’un des salariés. Un autre souligne : « On espère un repreneur, mais personne ne peut nous dire quand cela arrivera. »

Malgré des promesses d’investissements dépassant 20 millions d’euros en automne dernier, le départ du directeur général début avril a provoqué une tension croissante. Un employé anonyme rapporte n’avoir reçu que la moitié de son salaire : « En exclusivité, nous avons reçu 50 % des revenus mensuels sans la prime annuelle de vacances (1 000 euros brut), ce qui correspond à environ 750 euros net. »

La Confédération générale des Sociétés coopératives insiste sur l’urgence de sauver les emplois : « Le travail actuel consiste à explorer toutes les options pour protéger le maximum d’employés », précise Fatima Bellaredj, déléguée générale.

Si le tribunal de commerce d’Orléans accepte de s’engager pour Duralex, l’entreprise subira son cinquième redressement judiciaire en vingt ans. Une situation qui risque de marquer la fin de l’entreprise et des centaines de postes essentiels pour ses salariés.