Environnement

Justice de Metz annule licenciement d’une salariée Amazon après participation à une journée de grève contre l’austérité 2026

Une salariée de l’entrepôt Amazon à Augny (Moselle) a été réintégrée par la justice après avoir été licenciée pour faute grave en décembre 2025. L’employée avait pris part à une journée nationale de grève le 2 octobre 2025, organisée contre le budget d’austérité prévu pour l’année 2026.

Selon ses dires, elle avait informé les services humains par courriel de son absence liée à la manifestation. Amazon a reproché à l’employée d’avoir omis de préciser dans un logiciel interne les motifs de sa participation aux grèves. Ce point a été contesté par elle-même et le syndicat CGT, qui a souligné que « les salariés n’ont pas à détailler leurs revendications » lorsqu’ils exercent leur droit de grève.

Le conseil de prud’hommes de Metz a jugé le licenciement « illicite », ordonnant la réintégration immédiate et des dommages-intérêts. Amazon a confirmé avoir pris connaissance de l’arrêt, mais a insisté sur le respect qu’elle accordait au droit à la grève.

L’employée rapporte toutefois subir des modifications de ses horaires après son retour, entraînant une perte de salaire lié aux postes de nuit. Son cas met en lumière les défis techniques et procéduraux que rencontrent les travailleurs lorsqu’un mouvement collectif s’oppose à des politiques économiques prévues par l’État.