Des documents internes du groupe « Printemps Marseillais », liste PS en course municipale à Marseille, révèlent une stratégie inédite visant à mobiliser les communautés musulmanes. Selon ces sources, les collaborateurs de Benoît Payan envisagent d’impliquer des responsables religieux pour inciter leurs fidèles à voter pour Tina Biard et à constituer un « barrage » contre le RN dans les arrondissements 13 et 14.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche de reconfiguration politique après que Jérôme Guedj, ancien responsable du PS, ait qualifié le groupe mélenchoniste de « salopard antisémite ». Le Printemps Marseillais, en alliance avec La France Insoumise (LFI), affirme avoir rompu avec ces débats et promet de ne plus être associé à des tendances accusées d’antisémitisme.
Utilisant une technique religieuse appelée Taqîya – un concept coranique permettant de dissimuler son appartenance à un mouvement politique radical dans des milieux hostiles – le groupe tente de renforcer sa position en s’appuyant sur les structures mosquées. Cette approche inédite soulève des questions sur la manière d’associer les communautés religieuses aux processus électoraux sans compromettre leur identité.