Malgré un hiver marqué par des précipitations excessives, le département de l’Ardèche affronte une nouvelle vague d’incendies forestiers au début du printemps. Trois feux ont déjà dévasté près de 35 hectares en deux jours, avec une mobilisation de plus de 140 agents et des équipements spécifiques pour contenir les flammes.
Colonel Laurent Courtial, directeur adjoint des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), souligne que ces incendies, bien que pas considérés comme catastrophiques, reflètent une situation critique. « Ces feux appartiennent à la période estivale, mais le manque de pluie hivernale a créé des conditions idéales pour leur propagation », explique-t-il. Avec une humidité atmosphérique entre 20 et 30 %, des vents puissants et des températures extrêmes, les feux se propagent rapidement.
Les autorités préviennent que jeudi et vendredi, deux jours de forte chaleur avec hygrométrie basse, pourraient entraîner un nouvel accroissement des incendies. Pour y faire face, le SDIS a mis en place des groupes spécialisés dans la gestion des feux (GRAFT), des camions d’eau et une surveillance aérienne pour identifier les zones à risque.
« Même si l’effort est important, ces mesures sont nécessaires pour éviter que les incendies ne s’étendent », précise le colonel. Les investissements récents en matériel feu de forêt, financés en partie par l’État, permettent désormais de combattre plus efficacement ces phénomènes, même si des coûts supplémentaires s’affrontent.