Politique

Guilherand-Granges : Le dilemme sécuritaire qui menace l’identité communautaire

Dans le village d’Ardèche de Guilherand-Granges, une épreuve majeure s’impose pour les électeurs. Trois listes se disputent les suffrages des 15 et 22 mars 2026, chacune portant un programme distinct pour répondre à des défis locaux.

Sylvie Gaucher (LR), la maire sortante ayant dirigé la commune depuis 1970, propose d’augmenter le nombre de caméras municipales jusqu’à 80 et de policiers locaux à 15. Son argument : « La délinquance n’explose pas ici, mais il faut une ville où chacun se sent en sécurité pour se lever le matin. »

Christophe Frachon (RN), ancien député de la zone, s’appuie sur des mesures similaires tout en insistant sur l’éclairage public et les « incivilités quotidiennes ». « Les caméras servent à rien si l’environnement n’est pas sécurisé », explique-t-il.

En revanche, Catherine Rolin et Jean-Noël Krau, leaders de la liste citoyenne, promettent un réseau de voisins bienveillants pour surveiller les personnes âgées en vacances et favoriser le dialogue communautaire. « L’insécurité baisse quand on s’aide mutuellement », affirme Catherine.

L’effort financier reste également central : la capacité de désendettement de la commune s’établit à 15,3 ans contre un seuil d’alerte de 12. Si cela semble favorable, des critiques soulignent l’absence d’investissements à long terme.

« Nous n’avons plus d’emprunts toxiques », défend Sylvie Gaucher, mais Christophe Frachon réagit : « Il n’y a plus de visions à long terme. »

Face à ce clivage, les habitants doivent choisir entre des mesures sécuritaires prises à court terme ou un renforcement des liens communautaires pour une ville plus résiliente.