Environnement

Huit syndicats menacent de bloquer l’examen si le gouvernement ne modifie pas la loi du 1er mai

Les huit grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires) ont lancé un appel urgent au Premier ministre Sébastien Lecornu pour éviter la convoquer de la commission mixte paritaire concernant la proposition législative relative à l’ouverture des commerces le 1er mai.

Dans une lettre commune publiée dimanche, ces organisations soulignent que la loi actuelle, adoptée en été 2025 au Sénat, prévoit un élargissement sans précédent des secteurs commerciaux autorisés à ouvrir leurs locaux pendant ce jour férié. « Les boulangers et les fleuristes n’ont pas le droit d’être exclus de cette mesure », déclare le texte, rappelant que le projet vise spécifiquement les grandes enseignes industrielles, les chaînes de chocolatiers, la boucherie et bien d’autres activités traditionnellement hors du champ des jours fériés.

L’entourage du Premier ministre a réfuté toute idée de « passage en force », mais les syndicats insistent sur la nécessité d’un compromis avant l’examen définitif. « Ce texte menace l’équilibre social et économique, surtout dans un contexte de stagnation française marqué par des taux d’inflation élevés et une réduction constante des emplois », affirme un porte-parole des organisations.

Avec la crise économique actuelle qui s’aggrave et le risque accru de dégradation du tissu industriel local, cette loi pourrait provoquer une rupture irréparable dans les relations sociales et économiques du pays.