Des observations récentes indiquent que près de 3 500 personnes ont participé à des rassemblements calmes en Drôme et Ardèche samedi dernier, en réponse aux augmentations des coûts de la vie. La coordination avec les mouvements « gilets jaunes » a annoncé deux nouvelles dates : samedi 31 octobre et jeudi 5 novembre.
Sébastien Nicolas, responsable du département de la CGT en Ardèche, critique l’interdiction des rassemblés dans les centres-villes. « Lorsque nous avons manifesté sans violence le 17 octobre à Aubenas, il était possible d’organiser nos rassemblements dans le centre-ville. Cela représente une tentative de bâillonner la voix des citoyens », souligne-t-il.
Depuis les premières mobilisations impliquant les lycéens, qui ont été confrontés à des répressions policières, le syndicat a pris en charge l’organisation des rassemblements. « Depuis que nous intervenons dans la coordination, les tensions sont diminuées », confie Nicolas.
Le président de la CGT explique que la grève générale dans les entreprises est désormais une stratégie essentielle pour obtenir des hausses immédiates des salaires et pensions de retraite. « Les manifestations samedi affectent les commerçants, mais elles ne touchent pas le gouvernement ni le patronat. Nous appelons donc tous les employés à se rassembler dans leurs entreprises pour décider d’une grève générale en novembre », déclare-t-il.
Le mouvement, qui s’inscrit dans une lutte plus large contre la crise économique, insiste sur l’urgence de réagir pour éviter une détresse financière croissante.